Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : entre Rachida Dati et les journalistes de « Complément d’enquête », c’est mail contre mail

La ministre de la culture, Rachida Dati, devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public français, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 5 février 2026.

Qui, après avoir prêté serment et juré de dire toute la vérité, a menti aux députés ? La ministre de la culture, Rachida Dati, qui, jeudi 5 février, devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a assuré que « Complément d’enquête » avait proposé une rémunération à l’un de ses proches en échange d’un témoignage à charge à son sujet ? Ou Tristan Waleckx, le présentateur de l’émission d’investigation de France Télévisions, auditionné le 12 février, qui a assuré n’avoir jamais « donné ou proposé d’argent à quiconque dans l’entourage de Mme Dati, fût-ce par un tiers » ? Les deux parties avaient jusqu’au lundi 23 février pour apporter chacune la preuve de leurs affirmations.

« [Elles] ont joué le jeu. Personne ne s’est soustrait à ses obligations », se félicitait, dans la matinée, le rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République), contacté par Le Monde. « “Complément d’enquête” nous a fait parvenir des e-mails, a confirmé le président, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, Calvados), mardi après midi, en ouverture de l’audition des influenceurs et journalistes Hugo Clément et Samuel Etienne. Un proche de la ministre a transmis au rapporteur des échanges venant étayer [s]es propos, échanges que monsieur le rapporteur m’a transmis. Je vais donc examiner de près ces documents, et regarder les suites qu’il convient de donner. »

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