A l’approche de la retraite, quelles priorités pour votre argent ?

Il ne s’agit ni des baby-boomeurs, ni des millennials, ni de la génération Z. Les 55-60 ans ne rentrent dans aucune case. On ose à peine utiliser le terme « senior », de peur de les froisser. C’est pourtant l’appellation la plus juste puisque, selon le dictionnaire Larousse, les seniors sont les plus de 50 ans. « Les 55-60 ans sont une génération “sandwich” : leurs enfants sont grands, voire adultes, leurs parents sont en majorité encore en vie et peuvent nécessiter un accompagnement important lié au grand âge », explique la sociologue Mélissa-Asli Petit, dirigeante du bureau d’études Mixing Générations, spécialisé dans les thématiques de longévité. « Ils subissent une charge mentale liée à leurs enfants mais aussi à leurs parents, tout en devant continuer à être performants au travail alors que la société leur renvoie une image plutôt négative », ajoute-t-elle.

Côté finances personnelles, la fin de la cinquantaine correspond souvent à un tournant. « C’est l’âge auquel on termine de rembourser sa résidence principale, ce qui dégage une capacité d’épargne supplémentaire. En parallèle, les revenus professionnels sont au plus haut », explique Hervé Mercier Ythier, le président du directoire de Swiss Life Banque privée, avant de préciser que « cette sérénité financière n’est qu’apparente. Car les dépenses à budgéter restent élevées, des études des enfants à l’éventuel soutien financier aux générations précédentes ».

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