Paris 2024 : les incertitudes du plan de transport sont levées

Lors d’une conférence de presse présentant la logistique des transports pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, jeudi 13 juin.

L’équipe des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 a tellement lu et entendu que le sujet des transports, avec celui de la sécurité, était le défi majeur de l’organisation que, jeudi 13 juin, à la sortie du treizième comité stratégique des mobilités des Jeux, puis le lendemain, au siège de Paris 2024, ils n’ont eu qu’un seul mot : « Nous sommes prêts. »

« Nous sommes prêts grâce à une équipe soudée et responsable, et cet esprit de concorde qui règne entre nous », a complété, jeudi 13 juin, Patrice Vergriete, le ministre des transports, non sans allusion au résultat des élections européennes survenu dimanche 9 juin, et au risque de voir l’extrême droite arriver au pouvoir, le 7 juillet. « Nous sommes prêts, le plan de transport et ses 125 plans alternatifs en cas d’aléas, est achevé », a renchéri Valérie Pécresse, la présidente du conseil régional francilien et d’Ile-de-France Mobilités.

Tout cela était sans compter « l’irruption de la politique dans l’organisation de ces Jeux [qui] n’est pas une bonne nouvelle », a-t-elle reconnu, appelant à une « trêve olympique ». Que se passera-t-il, après le 7 juillet, à vingt jours de la cérémonie d’ouverture du 26 juillet, en cas de nouveau gouvernement ? « On verra », a d’abord répondu Patrice Vergriete, absorbé par le combat qu’il mène pour que le Rassemblement national, arrivé en tête dans sa ville, à Dunkerque (Nord), « ne gagne pas ». « Je ne l’imagine pas 30 secondes, je n’imagine pas qu’il puisse arriver au pouvoir en France », poursuit-il.

La ministre des sports, Amélie Oudéa-Castera, a, elle, rappelé « l’énorme vigilance à avoir » dans cette dernière ligne droite : « Les grands événements sportifs internationaux, ça n’est jamais du pilotage automatique. On a de la chance d’avoir des préfets extraordinaires, mais nous ferions une erreur de penser […] qu’il n’y a pas besoin d’expérience pour livrer ces Jeux. » « Il s’agit de ne pas détruire le travail de centaines de milliers de personnes, a complété Valérie Pécresse. C’est (aussi) trois milliards de spectateurs. On n’a pas le droit de rater ce moment qui est le moment de la France. »

Dispositif de la cérémonie d’ouverture

Une fois ces avertissements formulés, les ministres, les préfets, comme les opérateurs de transport, ont détaillé le plan qui permettra d’acheminer les 700 000 personnes qui « font et vivent » les Jeux – 500 000 spectateurs et 200 000 accrédités – tout en continuant à faire circuler les trains pour les Franciliens. « Cela revient à assurer 9 à 10 millions de trajets chaque jour », rappelle Amélie Oudéa-Castera. Car Paris 2024 s’est fixé un objectif de taille : faire arriver et repartir, sur les 41 sites de compétition – 25 en Ile-de-France – 100 % des spectateurs en transports en commun, à vélo ou à pied. Une première dans l’histoire pour des Jeux qui se veulent être « les plus décarbonés » de l’ère moderne.

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