
La contradiction est frappante pour qui a l’habitude d’assister aux grands discours « pour la paix » que Viktor Orban prononce depuis le début de la guerre en Ukraine lors des fêtes nationales hongroises. Si, sur scène, le premier ministre nationaliste répète sans cesse aux Hongrois qu’il fait tout pour les « préserver de la guerre » qui frappe leur grand voisin oriental, devant lui, l’armée du pays est souvent omniprésente et largement mise en avant.
Déployés dans des stands, des soldats cherchent des recrues en proposant des salaires de 700 000 forints bruts (environ 1 700 euros) et ils font leur publicité auprès des jeunes enfants, leur offrant la chance de monter sur des véhicules militaires voire de jouer avec des armes factices… Certains militaires arborent la tenue d’apparat héritée de l’empire austro-hongrois, signe de nostalgie pour cette époque où la Hongrie dominait une grande partie de l’Europe centrale.
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