A trois semaines des JO, l’introuvable workplace de tourisme de Paris

L’entrée de l’office de tourisme de Paris, quai Jacques-Chirac.

C’est un vrai jeu de piste, pour lequel les milliers de visiteurs attendus pour les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) ne sont sans doute pas préparés. Où est l’office de tourisme de Paris ? Si vous tapez ce terme sur votre moteur de recherche, vous aurez bien du mal à obtenir son adresse – seul l’ancien site de la rue de Rivoli, au cœur de Paris, est référencé dans les premiers résultats. Sur l’application Google Maps, la recherche ne s’avère pas plus fructueuse : le lieu n’est pas référencé sous le terme « office de tourisme », mais sous celui de « Paris Je t’aime », le nom officiel, mais inconnu du grand public, de cette structure.

Et pourtant, l’office de tourisme de Paris a déménagé depuis le mois d’avril, quai Jacques-Chirac, dans le 15e arrondissement, près du métro Bir-Hakeim. Il s’agit là de son siège principal – tandis qu’une petite antenne temporaire a été ouverte, juste pour l’été, dans la gare du Nord.

Une fois sur place, dans ce quartier proche de la tour Eiffel, mais très excentré, la quête continue. Dehors, aucun grand panneau n’indique clairement que ce cube de béton, qui a été jusqu’en 2022 le siège du Centre d’information et de documentation jeunesse, abrite l’office de tourisme, dans la capitale de la première destination touristique mondiale. C’est l’exposition consacrée aux sports urbains, intitulée « Spot 24 », installée dans les mêmes locaux, qui monopolise l’essentiel de la signalétique.

« On a ouvert en retard et pas à la meilleure période »

Une fois poussée la porte, outre l’exposition, on trouve dans ce lieu un café coloré à la terrasse accueillante, ainsi qu’une boutique de souvenirs. En revanche, l’espace consacré aux conseils et à l’accueil pour les voyageurs a été réduit à peau de chagrin : à savoir un buffet argenté installé dans un hall sans fenêtre, avec, ce jour de juin, une conseillère bien seule sur sa chaise. Pas de guichet, pas de banc pour s’asseoir, une documentation réduite au minimum et la musique du bar en fond sonore. Au point qu’on se demande si on est vraiment au bon endroit. En une heure sur place, un mardi après-midi, seule une touriste allemande a approché la conseillère multilingue, pour récupérer un billet de transport préacheté.

« C’est un lieu encore difficile à faire exister, qui doit prendre ses marques. On a ouvert en retard, et pas à la meilleure période. Il faut du temps pour qu’il soit identifié, d’autant que le quai Jacques-Chrirac n’est pas très connu », reconnaît Corinne Menegaux, la directrice de l’office de tourisme, dont le bureau est situé rue de Beaubourg, à cinq kilomètres du site qui accueille le public. Elle assure que les problèmes de référencement sur Internet vont se résoudre. « C’est un peu compliqué avec nos amis de Google, mais nous sommes dessus. »

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